Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

Quelques mots sur Marcel Boussac

 

Né le 17 avril 1889 à Châteauroux, il décède le 21 mars 1990 à Dammarie-sur-Loing (Loiret). Il arrive à Paris en 1892 à l’âge de 3 ans, avec sa mère qui vient de quitter son père et la province pour partager la vie du poète Catulle Mendès, il quitte le lycée en 1905 à seize ans, et repart auprès de son père drapier et négocient en textile à Châteauroux pour s'initie aux affaires et en 1909 il est de retour à Paris à l’âge de vingt ans avec la coquette somme de 100 000 francs-or, il a l’idée de lancer la mode des tissus aux couleurs vives que vont lui fournir les industriels vosgiens. C'est la réussite, son succès sera rapide à cette époque les femmes s'habillent de sombre l’idée est excellente … … …

 

Il est à l'origine du groupe Boussac, « Marcel Boussac » 

 

Il crée à Paris en 1911 le Comptoir de l'industrie cotonnière (CIC), société de traitement et de vente de textiles, qui prend une rapide extension dès la Première Guerre mondiale.

 

En 1913 il prend la direction (avec des parts importantes) de la Société d'impression des Vosges et de Normandie, la plus grande manufacture de tissus imprimés en France. Pendant la guerre, chargé des fournitures militaires à l'Intendance, il fait rouvrir les principales usines textiles des Vosges et crée une société de navigation pour l'importation des matières premières.

 

En 1917, Marcel Boussac crée la Société Générale du coton industriel (SO-CO) pour l'exploitation des déchets.

En 1917, le CIC devient société anonyme et prend le contrôle de plusieurs filatures et tissages des Vosges (voir fonds CIC).

 

Les Manufactures de Senones, autre société mère du groupe, sont achetées en presque totalité en 1920 (voir fonds Manufactures de Senones). C'est la plus grosse affaire de filature, tissage et blanchiment de coton en France.

De 1920 à 1926, Boussac se consacre en priorité à l'organisation de ses deux principales sociétés (CIC et Senones). Il crée des usines d'égrenage, de manutention, en appliquant des méthodes de taylorisation. C'est aussi de cette époque que datent les premières sociétés du groupe en Afrique et en Orient.

 

Vers 1920, Boussac achète les Etablissements Rousseau, qui sont la plus grande manufacture de chemises en France. Hors du secteur cotonnier, il achète la manufacture de laine cardée de Drusenheim (1920) et d'importantes parts dans la "Soie Vauban" (1922).

 

En 1925, Boussac prend le contrôle, par l'intermédiaire du CIC, de l'usine polonaise de Zyrardow, qui traite non seulement le coton, mais aussi le lin et le métis (tissage lin-coton). L'affaire polonaise se terminera en 1936 après un retentissant procès.

 

En 1929, c'est l'acquisition des Manufactures de confection du Centre (Châteauroux), spécialisées dans les vêtements de travail.

 

En 1935, Boussac achète la chaîne parisienne de magasins de tissus "Le pauvre Jacques" (ancienne Compagnie commerciale des pays du Nord). Rebaptisée "A la toile d'Avion", elle devient le principal organe de vente du CIC. 

 

Entre 1931 et 1936 suites à de graves difficultés financières et des dettes de Jeu des responsables de la société, les établissements Jalla sont cédés au groupe cotonnier BOUSSAC en 1936 lors d’une vente à la chandelle. 

 

Boussac, devenue par la suite Boussac Saint-Frères.

 

En 1937 Naissances des premières serviettes à décor jacquard *


* (Joseph Marie Charles dit Jacquard, né le 7 juillet 1752 à Lyon, mort le 7 août 1834 à Oullins, est un inventeur français, à qui l'on doit le métier à tisser semi-automatique. Fils d'un canut « maître-fabricant », il exerce de nombreuses professions dont certaines sont liées à la soie, mais également à l'imprimerie. Ayant étudié seul la mécanique, il met au point, en 1801, le métier à tisser Jacquard, dit métier Jacquard. Dans la continuité des travaux de Jacques de Vaucanson, il équipe son métier d'un mécanisme sélectionnant les fils de chaîne à l'aide d'un programme inscrit sur des cartes perforées (que l'on doit à Basile Bouchon). Il devient ainsi possible à un seul ouvrier de manipuler le métier à tisser, au lieu de plusieurs auparavant.) ... … …