Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

MAISON A COLOMBAGE  PAN DE BOIS

Nous avons dans le village encore deux belles maisons, avec poutres apparentes et colombages, du XIV et XVème siècles dont une située à l'angle de la rue Traversière et de la Jean Devillaine, et l’autre à l’angle de la rue du Marché, et de la rue Jean Devillaine.


J’apprends que la maison qui se trouve à l'angle de la rue Traversière et de la Jean Devillaine a était occupé par Jean Charquerot boulanger dans cette demeure de 1861 à 1867 après le décès de Jean sa femme Pierrette Dard une Régnyçoise poursuivie l’exploitation de la boulangerie et à sa mort en 1877 son gendre Jean Marie Crotté tiendra un commerce d’épicerie jusqu’en 1887, pendant la Grande Guerre 14-18 jules Valentin propriétaire des lieux depuis 1878 y tenait commerce. Le 9 décembre 1921, le vieux commerçant lègue ses biens par testament à sa cousine Eugénie Beaujeu née à Montagny le 12 mars 1873. Elle travaillait à l’usine des Crayons Conte et décide de succéder à son cousin dans le petit commerce et continue à vendre de l’épicerie, vaisselle articles pour cadeaux, des tissus pour robes et tabliers, etc. Eugénie Beaujeu dite « La Génie » fera don de sa maison à la municipalité le 2 décembre 1950, don accepté le 17 février 1951. Elle s’éteindra le 3 avril 1962 à Régny.

 

 

 

 

 

 

      

Maison à colombage et pan de bois du 14ème siècle.

Un MD 550 « Mirage V F », n° 42, de l’escadron 1/13 « Auvergne » appartenant à la base aérienne 132 de Colmar s’écrase au sol, vers 10h 40, au lieu dit « Le Moulin » sur la Commune de Régny. Le pilote, le Capitaine Guy RAZON trouve la mort dans cet accident.

 

Comme correspondant de presse locale Le Progrès, j’ai voulu 43 après rencontrer Janette et Roger Garnier témoins de cet avion tombé dans leur jardin. Cette article du 2 févier 2016.

 

Le 2 février 1973, un Mirage III s’écrasait au lieu-dit Le Moulin.

 

Janette et Roger Garnier ont été témoins de cet accident. Ils se souviennent.

 

Janette Garnier  se souvient, « Le 2 février 1973, j’étais dans la cuisine et vers 10 heures il y a eu une énorme explosion, tout a tremblé, tout a bougé, j’ai cru que c’était une bombe qui tombait sur la maison. J’ai ouvert la porte de la cuisine, mais je n’ai pu sortir, j’ai hurlé. Tout était en flammes, je suis vite rentrée, j’ai pris ma fille Françoise, âgée d’un an, dans mes bras et je me suis réfugiée à l’étage dans la chambre. À cet instant, je suis seule dans la maison et je ne sais pas exactement ce qui s’est passé à l’extérieur » 

 

Roger arrive à toute vitesse, prévenu de la catastrophe : « au moment de l’accident, je me trouvais au village, à environ trois kilomètres ». Il a une vision très rapide du désastre.

 

Roger raconte, « Lorsque je suis arrivé et que j’ai vu les dégâts, je me suis précipité dans la maison pour chercher ma femme et ma fille. Dieu soit loué, elles étaient vivantes, je suis donc ressorti et j’ai constaté les dégâts peu importants par rapport à la force de l’explosion. À cet instant, je ne savais pas du tout ce qui avait provoqué cette catastrophe que j’avais devant les yeux. Mais j’ai vite vu et appris par les secours qui arrivaient, que c’était l’avion qui avait survolé Régny à très basse altitude en frôlant les cheminées des usines, qui avait explosé à une dizaine de mètres de notre restaurant et détruit le pont de bois qui traverse le Rhins. Et, en regardant bien, les dégâts étaient plus importants que je ne le pensais. Une partie du toit s’était envolé et toutes les vitres du bâtiment avaient volé en éclats. »

 

Une défaillance technique à l’origine de la catastrophe

 

L’enquête a conclu à une défaillance technique, des témoins auraient aperçu un réacteur en flammes, mais quoi qu’il en soit, le pilote âgé de 32 ans, le capitaine Guy Rozon, est un véritable héros, car le choix de rester aux commandes de l’avion et de ne pas utiliser son siège éjectable pour éviter que l’appareil ne tombe sur le village, en essayant de se poser dans la vallée du Rhins, a sauvé Régny d’une catastrophe certaine.