Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

PHOTO DE 1900

PHOTO DE 1980

Chambre D'hôtes les Myriades D'Or

Ancienne rue du marché qui se trouve être maintenant la rue de la Tour, nous avons au premier plan à droite la bijouterie, en prolongement de celle-ci il y avait la boucherie SEIVE aujourd’hui inoccupée, en face la boulangerie pâtisserie DENIS, ou se trouve la dame avec le tablier rose il y avait un fabricant de sabots, il y a un actuellement un coiffeur. a droite approximent la même vue en dessous vue de rue avec vue sur l'ancienne bijouterie et l'ancienne boucherie .

Au milieu du 20ème siècle dans les années 1950 il y avait au village environ 90 commerces et artisans

 

Bijouterie, Bimbeloterie, Mercerie, Boucheries, Charcuteries , Boulangeries , Cafés , Chapellerie , Charbons , Charron , Coiffeurs dames, Coiffeurs  Hommes, Commerce de bestiaux , Cordonniers , Couturières , Droguerie, Epiceries , Grains , Hôtels bars et restaurant , Journaux , Bimbeloterie , Bazar, Tabacs , Laiterie Fromagerie , Lingerie , Mercerie , Chaussures , Lingerie Nouveautés , Maréchal-ferrant et Machines agricoles , Marchand de bois , Menuisiers Charpentiers , Meubles , Modern ‘Cinéma , Modiste , Motocycles , Plâtriers, Peintres , Plomberie Sanitaire , Quincaillerie ,Tailleurs , Tissus et Collections , Transports , Vins, Eaux , Entreprise générale de maçonnerie , Garagiste , Électricité , Maçon, Médecins, Pharmacie, Dentiste. 

Le commerce ne s'est pas développé dans le village bien au contraire, nous avons actuellement à Régny 12 commerces, qui se composent d’un coiffeur, un bureaux de tabac - journaux, deux bars restaurants, une superette, une boucherie, un boulanger, une boutique de linge de maison, un point de vente informatique, une pharmacie, une banque et une chambre d'hôtes. On constate que nous avons perdu environ 77 commerces en 60 ans. Cette baisse est due à la perte importante d’un nombre d’habitants à Régny, en une trentaine d'années plus de 500 habitants il y en avait 2 133 en 1975, 1 633 en 2013 et 1 599 en 2016.


Le non-développement du commerce dans notre village est dû aussi à la proximité de la ville de Roanne (20 kilomètres), qui sont pourvu depuis de nombreuses années d’un ensemble commercial important, en effet, la concentration. commerciale en grandes et moyennes surfaces est élevée (1 223 m² de surface de vente pour 1 000 habitants pour une moyenne nationale de 960 m² pour 1 000 habitants "source SCOT"). Il se trouve également trois villages situés à 10 kilomètres et moins dotés de super marché (Amplepuis, Thizy et Saint Symphorien de Lay) et il faut prendre en compte désormais, une évolution des modes de consommation qui sont avec le commerce à prendre en considération avec le commerce en ligne.


Nous pouvons considérer que la croissance du village est derrière nous, la décadence a commencé au milieu des années 70 plus précisément dans l’année 1978 quand l’usine des crayons Comté commence à rencontrer des difficultés, à cette époque elle fusionne avec Baignol et Farjot son principal concurrent qui est également dans une situation très précaire, des mises à la retraite et des licenciements accompagnent cette restructuration, 90 emplois sont sauvés, mais en 1986 fermetures définitives de l’entreprise, certains des employés s’installent en SCOOP sur le village de Lay à 3 km de Régny, c’est également à cette période que l’usine Jalla commence à rencontrer elle aussi des difficultés, qui se retrouve au moment où j’écris ses lignes (décembre 2013) seulement avec 14 employés contre 700 à 800 en 1972, donc très, très proche de la fermeture définitive, voir le chapitre « La saga Jalla » en plus des difficultés liées directement aux entreprises, il s'est produit ce que nous avons appelé dans les années 70 le choc pétrolier et le blocage des prix par le gouvernement de l’époque, nous avons aussi la perte des établissements Mulsant en 1992, la fermeture de la Société Liébra et Pradines Sports dans les années 95. Désormais en 2021 l'usine Jalla n'existe à Régny après son départ définitif en fin 2016, seule la boutique JALLA reste sur le village avec de vendeuses.

 

QUELQUES MOTS SUR NOS COMMERCES DU 20ème SIÈCLE.


Parmi tant d’autres, je vous cite la guinguette du moulin Lacroix, l’Auberge du Four à Chaux ou le moulin Gribet qui proposait des omelettes au jambon fromages blancs et autres produits de la ferme. … … …

 

Je vais vous parler de quelques commerçants, pour lesquels j’ai pu obtenir peu ou beaucoup de renseignements.

 

Par exemple l’épicerie Fouilland qui ce trouvé à la place de la boucherie actuelle et du tailleur monsieur CRETOLLIER Francisque, Madame Fouilland à vendre en 1960, son épicerie qui est rachetée par Marinette Durillon ancienne fermière qui a revendu le magasin en 1970 à deux sœurs de Saint Symphorien de Lay qui elles ont revendu à la Société Cofradel (point de vente l'enseigne « L’express » « le bon lait ») cette société a également racheté le magasin du tailleur pour avoir une surface beaucoup plus grande, pour faire le transfère de leur gérance qui se trouvait de l’autre côté de la rue à l’emplacement du coiffeur Salon Val et Tif, le gérant de l’express été monsieur Billet qui est devenu quelques années après directeur du magasin SUMA à Roanne...//...//

 

 

Rencontre avec deux commerçants emblématiques du village.

La boucherie Seive.

 

Je rencontre le 12 juillet 2013 Hubert et Pepita Seive ancien boucher 26 rue de la Tour où se trouve actuellement Marine l’esthéticienne du village.

 

Hubert me confirme que dans la deuxième partie du 19ème siècle l’existence d’une boucherie-café à la même adresse que la boucherie Seive, celle-ci a été achetée par M. Vachot (père du dentiste de Régny né en l’année 1900). Dans l’année 1903. Jean-Baptiste Seive rachète la boucherie, Hubert me narre une anecdote « Des bâtiments qui accueillent la boucherie appartient au grand-oncle de Jean Baptiste monsieur Vial qui a épousé une demoiselle Seive n’ayant pas d’enfant et comme la coutume le voulait à cette époque la donation des bâtiments et faites à l’ainé des enfants de Jean Baptiste c'est-à-dire Maurice Seive le père d'Hubert ». 

 

Donc Jean Batiste est locataire chez son fils Maurice né en 1907.

 

Maurice a repris la boucherie en 1932 à l’âge de 25 ans jusqu’en 1969 où Hubert prend la suite de son père ou plus précisément Pépita Seive qui est l’épouse d'Hubert, (elle est d’origine espagnole arrivée en France en 1939 à l’âge de 6 ans, et à Régny en 1948), Hubert reste exploitant agricole et c’est lui qui fournissait les bêtes à la boucherie, elles étaient abattues dans leur abattoir rue Traversière derrière la boutique.

 

Dans la rue traversière habitait l’oncle de Pierre Étaix, réalisateur, acteur, clown, dessinateur et dramaturge français né le 23 novembre 1928 à Roanne, qui venait souvent rendre visite à son oncle.

Maurice Seive, devant la boucherie.

Hubert Seive est né à Régny, le 16 décembre 1932, au-dessus de la boucherie Seive, qui était dans la famille depuis que le grand-père, Jean- Baptiste Seive, l’avait achetée en 1903. Il l’a exploitée la boucherie jusqu’en 1932, année où Maurice lui a succédé à l’âge de 25 ans. Hubert a tenue la boucherie à son tour jusqu’en 1969.

Les " Chevillard "


J’aimerais vous parler maintenant de la famille Chevillard nous avons, le père, la mère et la fille.
Le père Étienne dit "NONO" colporteur * des temps modernes pour vendre de la mercerie, de la lingerie, des chaussures, ...//. 


* Le colporteur est un vendeur ambulant transportant avec lui ses marchandises de maison en maison. Cette profession a quasiment disparu dans les pays riches, mais reste très présente dans les pays pauvres.

Le père innove avec des calendriers sous forme de torchon,  une publicité qui reste toute l’année au contact de la ménagère.

En 1953, il décide de colporter de la mercerie de ferme en ferme et de maison en maison dans un premier temps à vélo, puis en mobylette Peugeot, première mobylette dans le village vendue à l’époque par Pierre Blondelle réparateur et vendeur de cycle.

Les tournées de colportage se faisant de plus en plus grandes, il voyageait quand même sur 50 communes autour de Régny et avait 700 clients, donc le vélo et la mobylette furent vite dépassés, il acheta alors une Peugeot 202 d’occasion. 

« JE VOUS CHAUSSE ET JE VOUS HABILLE »

Après la 202 il fit l’acquisition d’un petit camion Citroën toujours d’occasion, cet achat ne fut pas une grande réussite, il devait faire des réparations sur le moteur la nuit pour rouler avec la journée et enfin dans les 1980 il acheta un camion tout neuf sur lequel était peint le slogan  suivant ...

La mère Thérèse commerçante reste au magasin et Étienne lui il parcourt la campagne.  

Magasin qui existe depuis 1918 occupé jusqu’en 1953 par monsieur Pontille oncle de Thérèse, il fabriquait des sabots à la main bien entendu, 3 à 400 paires par ans.

La fille Marie Christine qui en 1975 attrape le virus de sont père, s'installe comme esthéticienne avec pour l’époque une nouvelle façon de pratiquer les soins esthétiques, elle se déplace de cliente en cliente avec un camion aménagé, l’activité s’appelle « MOBYL INSTITUT », c’est tellement innovant pour l’époque qu’elle a même en 1977 les faveurs de l'émission de télévision "une nouvelle façon de vivre" trois jours de tournage et 13 minutes de passage.


Le père et la mère ferment leur commerce en septembre1989, pour une retraite bien méritée.

 

la fille Marie Christine en 1980 arrête son activité pour devenir visiteuse médicale désormais depuis quelques années a la retraite elle à ouverte une chambre d'hôte.