Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

Nicolas Jacques Conté

Maison où est né Nicolas Conté, à Saint-Cénery (Orrne).
 Dessin de Karl Girardet

Actes de baptême de Nicolas Jacques Conté (1755)
Planche II. Archives Départementales de l’Orme. Crédit photographique André Morin.

Nicolas-Jacques Conté, l'inventeur du crayon qui révolutionna à l'époque l'écriture et le dessin. Nicolas Né en 1755 près de SEES, à SAINT CENERY (Orne) petit hameau de Normandie, à peu près à égale distance d'Argenton et d'Alençon. 

 

En 1794, Paris, assiégée par les troupes européennes, subit un grave blocus économique. Nicolas Jacques CONTE, autodidacte, peintre, chimiste, physicien et inventeur, est mis en demeure par Carnot d'inventer une mine de crayon dont la matière première serait fournie par le sol français. Huit jours plus tard, CONTE invente la mine de crayon moderne en mélangeant le graphite à l'argile.

 

En janvier 1795, N.J. CONTE obtient le brevet français n°77 et commence la fabrication des crayons CONTE. Afin d'exploitez son invention il installe la première fabrique française de crayons à PARIS. L'industrie du crayon artificiel- vient de naître.


Son procédé reste aujourd'hui le seul utilisé.


Nicolas-Jacques CONTE, meurt en 1805 dans sa cinquantième année. Son gendre HUMBOLT poursuit l'œuvre et introduit des perfectionnements. 


Et par une union matrimoniale qui unit Jean Baptiste Humblot à Claudine  Desvernay originaire de la région - LAY et BUSSIERES, l'usine échoue à REGNY en 1856 et en repart en 1986.

 

Les événements de la révolution lui fournirent l’occasion de révéler son esprit inventif.

 

Nicolas-Jacques Conté à 39 ans était ingénieur au service des armées. En 1794 au début du mois de mars il fut convoqué devant les instances suprêmes (le comité du gouvernement La Terreur). Il travaille à l’époque sur les montgolfières, pour les adapter aux besoins des militaires, conformément aux ordres de Lazard Carnot l’organisateur des armées de la république. Une fois devant les Jacobins, il découvre qu’ils veulent l’entretenir de la situation des industries du crayon en difficultés, car en raison de l’état de guerre entre la France et l’Angleterre, celle-ci n’exporte plus vers la France le graphite riche en carbone qui constitue la mine du crayon. Ils le somment de trouver un replaçant à la plombagine des Britanniques, en clair, Conté doit inventer les crayons « made in France ». Le comité lui donne une semaine pour trouver la solution du problème et sept jours plus tard notre inventeur ce présente devant les jacobins avec la solution du problème, il présente un nouveau crayon avec une mine composée d’argile et de graphite. Les crayons Conté étaient nés. C’est avec Gaspart Monge qu’il jette les bases du Conservatoire des Arts et Mètiers.

 

En 1798 il est nommé comme chef du Corps d’Aérostiers pendant la campagne d’Égypte de Bonaparte.

 

De retour à Paris en 1802 il fut chargé par le ministre par le ministre Chaptal (chimiste et d'industriel, il est d'abord chargé du portefeuille du département de l'Intérieur par intérim le 6 novembre 1800 par Napoléon Bonaparte, il est officiellement nommé ministre de l’Intérieur le 21 janvier 1801) de diriger la publication d’un ouvrage, dans le même temps il mit au point une machine à graver qui facilita considérable le travail de gavage. Il meurt à l’âge de 50 ans d’une maladie du cœur .

 

L’histoire n’a pas gardé le souvenir de Nicolas Conté, mais des générations d’écoliers ont mâchouillé le bout de leur Conté en séchant sur des problèmes de robinets qui coulent pour remplir des baignoires en un temps de……….?

 

En janvier 1795, N.J. CONTE obtient le brevet français n°77 et commence la fabrication des crayons CONTE. Afin d'exploiter son invention, il installe la première fabrique française de crayons à PARIS. L'industrie du crayon artificiel- vient de naître.


Et par une union matrimoniale qui Jean Baptiste Humblot petit fils de Nicolas Conté et Claudine Devernay, originaire de LAY (42470), l'usine échoue donc à REGNY en 1856 et en repart en 1986. (130 années de présence dans le village) Déjà en 1798.le crayon artificiel, se voit couronné de succès à l'Exposition des Produits de l'Industrie française. Le jury des Arts lui décerne en 1800 une médaille d'or.

 

Puis aux expositions successives de LONDRES (1862), PARIS (1867) ALTONA* (1869).divers prix lui sont attribués. Toujours en 1878 et ensuite en 1889, aux Expositions Universelles de PARIS l'industrie du crayon obtient la récompense suprême c'est-à-dire la médaille d'or.

 

Dans les années 1910, la société employait 140 personnes, travailleurs à domicile compris. La main-d'œuvre composée à plus de la moitié des femmes était exclusivement Régnyçoise. La formation sur "le tas" était progressive par exemple le jeune qui rentre vers 14 ans commence par effectuer des petits boulots tels que le garnissage des poêles l’hiver, tremper les mines dans la cire liquide afin de les solidifier, le triage des planchettes, etc.

 

L'embauche dépendait de la seule volonté des patrons (se rendre régulièrement à la messe était apprécié), peu de promotions, on restait ouvrier durant la quarantaine d'années que durait sa carrière.

 

À l'époque la journée se répartit de 6 heures du matin à midi avec une pause vers 8 heures 30 pour manger le casse-croute, plus précisément la soupe qui dans des gamelles prés de la chaudière bien sûr sans arrêter le travail , après midi le travail reprend à 14 heures pour se terminer à 18 heures soit 10 heures par jour, et ce du lundi au samedi, il fallait bien sûr être ponctuel au premier coup de sirène les portes s'ouvrent et dix minutes après le second coup de sirène retentit pour signifier la fermeture des portes, 5 minutes de retard c'était 15 minutes en moins sur sont salaire n'était pas très important compris entre 70 et 100 de l'époque.

 

L'expédition des crayons aux acheteurs se faisait par train. Jusqu’aux années 1910, le transport jusqu'à la gare fut assuré par un paysan et sa charrette tirée par des bœufs. Il existait un sixième atelier qui fabriquait des articles métalliques d'écritures, telles que des porte-plume, et des protègent pointes.

 

Dans les années 1950, Conté exportait 85% des crayons français dans trente-neuf pays. … … …

 

 

 

Cité du Forestier construit en 1920 pour les ouvriers de l’usine des Crayons Conté, le loyer est de 5 francs par mois avec eau et électricité fournie par l'usine qui se trouve être juste à côté des bâtiments de l'usine, cette situation devient source de jalousie entre les ouvriers n'habitant pas dans la cité et donc ne bénéficiant pas des mêmes avantages que les résidents de celle-ci.

Présentation effectuée par Bernard-Cyprien Guillermin, suite à l'exposition organisée par le Patrimoine de Régny, en juin de la même année dans la salle des fêtes de Régny en présence du conte Helen Desvernay.