Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

A Régny comme dans tous les villages de la fin du 19ème siècle et le début du 20ème très peu de divertissements, quatre étaient incontournables dans notre village, les conscrits, la fête patronale, la fête paroissiale et la fête de la marine.

La fête des conscrits

 

Commençant par la fête des conscrits : un conscrit est un jeune homme appelé sous les drapeaux pour effectuer son service militaire. Ce sont donc des jeunes gens nés la même année. Le service militaire obligatoire est la réquisition par l’État d'une partie de sa population ayant 20 ans afin de servir ses forces armées, il est obligatoire jusqu’en mai 1996, ou le président de la République Jacques Chirac annonce sa décision de professionnaliser les armées et de suspendre le service national il était obligatoire depuis le 5 septembre 1798 ou le député Jean-Baptiste Jourdan fait voter la loi qui rendait le service militaire obligatoire. L'article premier de la loi énonce : « tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Tous les hommes français doivent effectuer un service militaire de 5 ans de 20 à 25 ans à l’époque.

 

Cette fête des conscrits permet aux jeunes de 20 ans de rentrer dans le monde des adultes, ils seront après ces festivités des hommes des vrais, les réjouissances durées généralement une bonne huitaine de jours bardés de leurs cocardes, de leurs bonnets, chausser de leurs sabots promenant leur mascotte dans tout le village « la Madelon » qui est une poupée de chiffons de taille humaine qui était brulés à la fin des festivités. Certains considèrent cette fête des conscrits comme une beuverie, d'autres pensent que c'est une tradition qui perdure depuis bien longtemps surtout dans le milieu rural, cette tradition doit dater depuis les années 1900, mais plus dans notre village depuis 1898. 

Les conscrits de la classe 51 

Les conscrits de la classe 52 

Comme le service militaire, c’est une période riche d'histoires dont les acteurs se souviendront le restant de leur vie. Les deux années de service militaire permettaient aux jeunes gens de passer de gamin au grade d’homme, car après deux années de vie collective, de corvées, d’exercices physiques, de discipline ... //  ils revenaient transformés dans l’aspect physique, plus musclé, plus corpulent, plus mature, avec des mentalités différentes ce qui leur permettait de devenir adultes.

 

La fin du service national aurait dû marquer la fin de cette tradition, mais beaucoup y sont encore attachés. Dans notre village la fêtes des conscrits et lié maintenant avec la fête des classes qui se déroule toutes les années le 1ère mai, ce n’est plus la fête organisée avant le départ au service militaire, mais plutôt une fête orchestrée par l’ensemble de toutes les personnes nées les mêmes années c’est le moyen d’identifier l’année de 20 ans, c'est-à-dire la classe de 1969 « la mienne » se sont des personnes nées en 1949 et ayant 20 ans en 1969.

Deux autres traditions, Saint-Nicolas et Sainte- Catherine 

 

Les deux traditions, autrefois suivies dans tous les milieux, à la ville comme à la campagne, se sont beaucoup perdue.

 

C'est un dicton populaire qui prétend que "Saint Nicolas marie les filles avec les gars". En effet, Saint-Nicolas est le patron des garçons célibataires, tout comme Sainte-Catherine est la patronne des filles célibataires.

 

Lorsqu'un homme a dépassé l'âge de 30 ans sans être marié, on dit qu'il "porte la crosse de Saint Nicolas", tout comme on dit qu'une jeune fille "coiffe la Sainte Catherine" lorsqu'elle atteint l'âge de 25 ans sans être mariée. 

 

La tradition veut que l'on confectionne aux Catherinettes des chapeaux extravagants, où le vert et le jaune prédominent et qu'elles porteront tout au long de cette journée festive. La couleur verte symbolise l'espoir (de se marier) tandis que la couleur jaune symbolise la sagesse (acquise avec les années). 

Trois photos de la Saint-Nicolas de la classe 52 

LA FÊTE PATRONALE

 

Cette fête est encore présente au 21ème siècle, mais elle n’a plus le même impacte sur le village, bien sûr elle a toujours lieu le dernier week-end du mois d’aout, présente sur la place de la mairie ou s’installer les forains avec leurs manèges de chevaux de bois, tirs à la carabine, les loteries, le grand bal sous le marché couvert et dans les années plus proches les manèges d’autos tamponneuses, les chenilles et attractions beaucoup plus modernes …/ …/ … 

 

La fête existe toujours bien sûr et commence encore le samedi soir, toujours présente la retraite aux flambeaux à la nuit tombée, mais plus d’accompagnée par la fanfare, suivie par l’ensemble de la population du village.

 

Avant la fête se terminer le mardi soir, le lundi et le mardi rassemblé exclusivement les habitants de Régny c’est deux jours étaient chômés et payés par les deux principales usines du village Jala et les crayons Comté.

Après l’ouverture des festivités le samedi soir, le dimanche matin avait lieu des courses de chevaux comprennent du trot et du galop qui représentait l’activité principale de la journée, cette attraction eu lieu jusqu’à la guerre de 1914 – 1918, après l’année 1918 la course cycliste remplaça les chevreaux et dans les 1940 vient se greffer la course à pied. 

Course cycliste et course à pied dans les années 1940

Le lundi et le mardi nous retrouvons presque exclusivement la population de Régny, les animations sont plus consacrées à des activités familiales, style tir à la corde, course en sac à patates, course du garçon de café … // Ces épreuves courtoises et bonnes enfants amenaient amusement allégresse et gaité dans le village