Patrimoine de Regny 

Culture et Histoire 

Notre association a pour objet de recenser, faire connaître, valoriser, animer, mettre en valeur le patrimoine, religieux, industriel, artistique, culturel et historique de village.

« L’HERITAGE NE SE TRANSMET PAS, IL SE CONQUIERT »

André Malraux (1935)

A lire.

Sur l'héritage culturel - Malraux.org

ÉVOLUTION DU VILLAGE

 

J’aimerais commencer par un article de journal, du 30 janvier 1996, intitulé Régny rattrapée par son passé se tourne vers l’avenir.

 

Le texte date de la fin l’année 2013.

 

Régny comme toutes les petites bourgades  industrielles, a bien failli ne pas survivre à la crise, en perdant une partie de sa population et plus de 500 emplois entre 1970 et 1980.

 

Dans la moitié des années 90, l’espoir renaît peu à peu dans cette région ou les industries, malgré des hauts et des bas, tendent à conforter leurs activités pour résister à la crise.

 

Les efforts conjugués de la région avec ceux menés par la commune, qui a décroché à l’époque un contrat de petite ville pour la rénovation de son parc urbain, avec la découverte d’un patrimoine culturel et architectural d’une importance majeure, qui va soi-disant aider cette petite cité à aborder l’avenir avec sérénité. 

 

"Nous sommes en novembre 2013 et je ne vois pas de changement part rapport à l’article du journal de 1996, ou ce que j’ai vécu dans le village depuis 1980 années de mon retour à Régny, car le contrat de petite ville était surtout basé sur le renouveau industriel qui semblait se dessiner à l’époque, mais hélas l’usine Jalla n’est plus, il ne reste aujourd’hui rien (70 000 m² de friche industrielle) depuis le dépôt de bilan de l’entreprise en 2010".

 

Bien sûr Régny a aussi beaucoup souffert dans les années 80 à 90, surtout après la fermeture de l’usine des Crayons Conté en 1986, qui est rachetée par BIC, pour continuer la fabrication à Boulogne sur Mer, avec ce départ Régny perd 140 emplois et 10 000 m² de bâtiments qui restent à la charge de la municipalité, mais le site du Forestier va survivre grâce à une dizaine de petites entreprises qui occupent en partie les bâtiments. 

 

"Autre gros problème dans les années 1990/2000, les Établissements Liébra déposent le bilan en 1995, une double épreuve pour la municipalité qui avait investi 10 millions de francs dans le bâtiment dans le cadre d’un FADEL. (Fonds d’Aide au Développement des Entreprises dans la Loire)".

 

On peut également noter que pendant la même période deux autres fermetures d’entreprises les établissements Mulsant en 1992 et la société DCP en 1995.

 

En 1996 sur une population active de 675 personnes résidentes à Régny, 356 d’entre elles travail encore sur place, le nombre d’habitant à l’époque et d’environ 1650, il convenait donc d’offrir un maximum de services sur place et à la quinzaine de commerçants de proximité la municipalité vient se rajouter une petite supérette de 150 m² .

 

Le contrat de petite ville comprenait bien sur d’autres projets par exemple un programme de réhabilitation des cités Jalla, agrandissement de la maison de retraite elle est passée de 60 à 80 lits. 

 

Cet article de 1996 nous apprend que la commune obtient une subvention du conseil régional de 5 millions de francs en 1993 ; avec une telle somme, le maire de l’époque, espère bien  grâce à des subventions diverses pouvoir ressortir certains projets qui étaient dans les cartons.

 

Le maire parle alors de cinq actions d’envergure :
    Réhabilitation du prieuré et de ses abords (rigolade)
    Aménagement de quartier, rue du marché
    Aménagement des abords de la Mairie 
    Rénovation de la halle
    Aménagement d’un chemin piéton en direction des berges du Rhins 

    … … …//

 

Le tout bien entendu allant de pair avec la restructuration de la salle des fêtes et la continuation de l’aménagement du centre-bourg qui comprend les trottoirs et les parkings.

 

20 ans après il reste beaucoup à faire, plusieurs projets restent à mettre en place, bien que beaucoup soient déjà réalisés. … … …
Inutile de dire que pour réaliser certains aménagements, des démolitions s’imposent. Ce sera par exemple le cas pour un bâtiment qui se trouve à l’angle de la rue du marché et de la rue Jean Devillaine emplacement prévu pour la construction de la « maison médicale », ce que je ne savais pas, c’est que le projet de la maison de santé était prévu depuis de longues dates.

Le maire de l'époque conclut la première partie de l’article comme ceci,


Je voudrais conjuguer l’avenir industriel avec un vaste parc urbain au bord du Rhins enfin dépollué. Il pense que la ville de Régny est bien partie pour donner d’elle une autre image. Il rappelle que le village manque d’attractions touristiques et culturelles, mais il souligne que désormais ce n’est plus le cas la cité a révélé des richesses insoupçonnables « Derrière les friches industrielles et bâtiments désaffectés, par de la les jardins clos de murs et parcourus de petites ruelles ou riotons en escalier et en terrasse, on trouve également un bel ensemble de façades et d’immeubles, souligné par des tours …/…/…


Un parc de détente va peut-être voir le jour à l’emplacement des anciennes cités Schneider qui viennent démolies au début de l’année 2013.

 

À la fin de cet article nous voyageons dans l’irréel, nous sommes le 31 janvier 1996 date de la parution de l’article, le maire de Régny depuis 1982, et ayant en début de son mandat répondu à un interview sur la présence du prieuré.

 

Ou bizarrement dans l'article de 1996 il découvre subitement, que dans le centre du village se trouve un bâtiment face à la maire et qui doit être acheté par la municipalité, et qui se révèle être un grand trésor, un prieuré du IXe siècle, celui-ci va devenir un sérieux handicap pour la municipalité de l’époque et les suivantes.

 

Je pense surtout que les maires successives ont baissé les bras devant la tâche et le financement énormes que représente la mise en valeur de cet édifice martyrisé par le temps.

 

Il faut quand même signaler que depuis la fin des années 1970 et le début des années 1980 d’autres réalisations ont vu le jour 
Les HLM, 
L’étang du Chavenan, 
Le collège.
La station d’épuration.
Réhabilitation de l’ancien Asile en habitation HLM.
Construction de la maison de l'EHPAD « Belle Automne ».
Se sont pour moi les plus importants …/ …/ …

 

Mais à partir de 2008 des travaux d'aménagement a vu le jour, bien qu’il y ait vraiment un manque de financement. Après la construction de la maison de santé dans les années 2010, la première tranche du réaménagement de l'école primaire vient de se terminer et en fin 2020 des travaux viennent d'être réalisés, sur le prieuré avec la mise en place d'une nouvelle toiture et le ravalement des façades. ...//